Tosefta sur Bava Batra 9:6
שְׁכִיב מְרַע שֶׁכָּתַב כָּל נְכָסָיו לַאֲחֵרִים וְשִׁיֵּר קַרְקַע כָּל שֶׁהוּא, מַתְּנָתוֹ קַיֶּמֶת. לֹא שִׁיֵּר קַרְקַע כָּל שֶׁהוּא, אֵין מַתְּנָתוֹ קַיֶּמֶת. לֹא כָתַב בָּהּ שְׁכִיב מְרַע, הוּא אוֹמֵר שְׁכִיב מְרַע הָיָה וְהֵן אוֹמְרִים בָּרִיא הָיָה, צָרִיךְ לְהָבִיא רְאָיָה שֶׁהָיָה שְׁכִיב מְרַע, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים, הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵרוֹ עָלָיו הָרְאָיָה:
Si un sh'chiv mera (un sur son lit de mort) a écrit sur tous ses biens à d'autres, laissant une terre pour lui-même, son cadeau tient. S'il n'a quitté aucune terre, son don ne tient pas. [La même chose s'applique s'il a laissé des meubles. Et s'il s'est levé (de son lit de malade), il ne peut pas se rétracter. Ceci, s'il (le destinataire) a acquis ce cadeau de sa main. Car un don limité d'un sh'chiv mera nécessite un kinyan (un acte d'acquisition), qu'il récupère ou non. Et si le destinataire ne l'a pas acquis de sa main, il ne l'acquiert pas même s'il est mort. Ceci, seulement quand il souhaite conférer le cadeau de son vivant; mais s'il a ordonné que quelque chose soit donné à quelqu'un après sa mort, un kinyan n'est pas nécessaire, même s'il s'est réservé quelque chose pour lui-même. Et un sh'chiv mera qui a voulu conférer un cadeau de son vivant, s'il ne s'est rien réservé pour lui-même, et s'il a récupéré, il peut se rétracter, même s'il a été acquis de sa main. Et quand il l'enseigne à cause de (ce qu'il pense être sa) mort imminente (comme lorsque nous l'entendons dire: "Malheur à moi, car je vais mourir!"), Il peut toujours se rétracter, qu'il ait réservé ou non quelque chose pour lui-même, et même si elle était acquise de sa main. Et s'il meurt, l'autre acquiert le don, même sans kinyan.] S'il ne lui a pas écrit (dans l'acte de donation) "sh'chiv mera" [c'est-à-dire, "quand il était malade au lit", ou un expression évoquant la santé, par exemple "quand il marchait debout sur le marché" et il n'a rien laissé]—S'il dit: «J'étais un sh'chiv mera» [et je me rétracte], et que l'autre dit: «Vous alliez bien» [et vous ne pouvez pas vous rétracter], il doit apporter la preuve qu'il était un sh'chiv mera. [Car nous suivons l'état actuel. Puisqu'il va bien maintenant, il doit apporter la preuve qu'il était un sh'chiv mera au moment du don.] Ce sont les paroles de R. Meir. Et les sages disent: [Nous ne suivons pas l'état actuel, mais nous disons que] le fardeau de la preuve incombe à celui qui exigerait (le paiement) de son prochain. [Et le destinataire potentiel, qui souhaite exiger (le cadeau) du donateur, qui le détient maintenant—il lui incombe d'apporter la preuve et les témoins qu'il allait bien à ce moment-là. La halakha est conforme aux sages.]
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